Les vacances sont peut-être déjà finies, mais j’avais envie de prolonger les plaisirs estivaux en vous parlant d’un magnifique spectacle pyrotechnique. « Maillezais, lumière du marais » est un son et Lumière proposé par le Conseil Général de la Vendée. Le style rédactionnel de cet article est basé sur le récit : c’est par ici !

I – Les origines marécageuses de l’abbaye

22h30, les portes de l’abbaye s’ouvrent et nous voilà entraînés dans un fantastique voyage dans le temps.

La façade de l’abbaye s’illumine d’un bleu mystérieux, les bruitages nous plongent dans une réalité d’un autre temps : on entend le clapotis de l’eau, le frémissement des feuilles, le grincement des branches, le cri d’une chouette qui semble si proche. Le murmure du marais se laisse entendre : voici l’histoire de l’abbaye de Maillezais.

Tout commence sur les terres giboyeuses de l’île de Maillezais, nous conte la voix off : le duc d’Aquitaine Guillaume IV vient fréquemment avec son épouse Emma en son château de Maillezais. Lors d’une partie de chasse, le duc se lance à la poursuite d’une bête énorme. La bête l’entraîne à travers d’épais fourrés dans les profondeurs du marais : enfin, elle s’arrête, sur les lieux même d’une chapelle en ruines, dévastée quelques temps plus tôt par les Normands. Dieu a dicté sa volonté : Emma, pieuse et dévouée, fonde un monastère à l’endroit exact de la découverte. Nous sommes au Xème siècle.

II – Maillezais devient un haut lieu religieux en Vendée

L’imagerie numérique se met au service de l’Histoire : le visage de l’abbé Théodelin, confident et maître à penser du duc Guillaume le Grand, apparaît sur le mur. On comprend rapidement qu’il s’agit de l’homme qui a fondé l’abbaye Saint Pierre de Maillezais. Le spectacle pyrotechnique fait son œuvre : pour célébrer la naissance de ce grand monument, des gerbes dorées s’élèvent dans le ciel étoilé, des fleurs multicolores éclosent dans une joyeuse pétarade et emplissent la voûte céleste, illuminant les visages des spectateurs ravis.

La notoriété de l’édifice est considérable grâce à l’acquisition des reliques de Saint Rigomer et de Saint Jean. La mise en scène à cet instant nous rend acteur de l’Histoire : conduit par des moine en bure et capuchon, les 2000 spectateurs entreprennent la montée vers l’église abbatiale. Chemin initatique si l’en est, le public est guidé par les flambeaux qui jalonnent la route du pèlerinage…

Conclusion :

la deuxième partie du spectacle, sur l’esplanade, est encore plus riche en effets spéciaux.

Je ne pourrai pas tout vous raconter, il manquerait trop de visuels pour illustrer mes propos.
Seul conseil, ne ratez pas « Maillezais, lumière du marais »! Prochaine édition en 2011, eh oui il va falloir patienter…