Pour les graphistes initiés, nul besoin de vanter les mérites des logiciels propriétaires de la société Adobe : ils sont reconnus par tous y compris par le monde libre. Mais que penser justement des équivalents libres ? Peuvent-ils donner autant satisfaction ?

I – La mise en page avec Scribus

Malgré une certaine lenteur, on produit assez bien tout type de documents.

mise en page scribus

Scribus n’est pas fait pour écrire directement du texte, la rédaction pourrait se révéler fastidieuse. Mieux vaut préparer ses textes dans une application spécifique, comme les logiciels de traitement de texte dont c’est le rôle premier (Word par exemple).

Un gros avantage, c’est que Scribus peut importer différents formats de texte, mais surtout des fichiers OpenOffice, la référence bureautique du monde libre. Les styles présents dans le document sont récupérés par Scribus et viennent s’ajouter ou remplacer les styles existants dans la mise en page.

Parmi les limitations, impossible d’importer des tableaux sous quelle que forme que ce soit. Face à la puissance d’InDesign sur ce point, ce peut être ennuyeux si votre document texte en possède.

II – Importer des images

Scribus est capable d’importer des formats spécifiques à l’imprimerie comme le TIFF ou l’EPS. Peu performant sur les formats JPG, GIF, il est incroyablement bien pourvu en ce qui concerne les PNG : belle définition de l’image, respect de ses propriétés, beaux effets de fondu grâce à une bonne gestion de l’alpha.
Même le format PSD est importable : calques, couches,… malheureusement seulement jusqu’à la version 7 d’Adobe Photoshop.

Ce qui peut valoir le détour = une batterie d’effets exceptionnels qui peuvent être appliquée à l’image de façon dynamique et immédiate.

III – Styles, gabarits et pages

Scribus étant un logiciel de mise en page, il gère parfaitement les pages et la mise en forme des textes. Les styles peuvent s’appliquer aux paragraphes, aux caractères et aux contours d’objets.

Les gabarits permettent de créer des modèles de page, pour être appliqué sur une composition en cours. Les fichiers étant liés, la moindre modification entraîne un enchainement en cascade qui se répercute sur tous les éléments d’un même style : extraordinaire pour gagner du temps !

IV – Gestion de l’exportation

Scribus a un moteur PDF interne natif qui permet de créer différents types de PDF : pour le web avec une gestion de l’interactivité et des polices, pour l’impression, avec un gros effort sur la qualité. Scribus a été le premier à sortir le PDF/X-3, Adobe est battu sur son propre terrain ! Cette norme est très exigeante en terme de qualité professionnelle d’impression.

V – les logiciels libres :

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