Cette article peut sembler s’adresser en priorité aux graphistes et concepteurs de logos. Pourtant, ceux que j’appelle « les clients » peuvent en apprendre tout autant sur la manière de procéder des infographistes, pour mieux préparer encore leur contact avec un professionnel de la communication.

I – Le client n’est pas un aliène

Les jeunes graphistes, qui n’ont pas encore trop l’expérience du contact client, présentent souvent les mêmes défauts : ils créent pour se faire plaisir, font des montages avec des photos personnelles, dessinent des héros de manga, des symboles tribaux… Lorsque l’on « tombe » sur leur book, on ne voit rien d’utile en terme de stratégie de communication.

Évidemment, dans ce contexte, le client fait figure d’aliène : il ne connaît ni Photoshop, ni Illustrator, ni même les questions de résolution d’image. Ses préoccupations sont à 100 000 lieues des derniers héros à la mode ou des dernières nouveautés du Web.

Son objectif à lui est d’être satisfait : il n’a que faire de comment on va créer son logo, seul le résultat compte. A vous donc de vous adapter, de bien comprendre qui il est, ce qu’il veut. Au passage, n’oubliez pas le « traducteur » pour parler en mots simples et accessibles.

Finalement, l’aliène ne serait-il pas plutôt le graphiste ? Question de point de vue…

II – L’écoute du client

Votre première mission : aller à la rencontre de votre client pour en apprendre plus sur ses besoins. Si vous pensez gagner du temps en omettant cette phase, vous passerez à coup sûr à côté du sujet !

Ne pensez pas non plus vous débarrasser de cette étape en envoyant un questionnaire par email : le client est un être humain. S’il a fait appel à vous, c’est parce qu’il a besoin de parler à une personne, d’être écouté et sécurisé. Confiance est alors le maître-mot.

Le client peut lui aussi ne pas vouloir prendre du temps pour réfléchir à ce qu’il veut, il vous dira alors – d’un ton satisfait – « vous avez carte blanche ! ».
Aïe ! Piège à l’horizon ! L’idée d’une totale créativité peut vous combler sur le moment, mais vous désenchanterez vite !

  • Comment allez-vous commencer vos recherches graphiques si vous n’avez aucune direction définie ? Sans repères, vous allez vous perdre, tourner en rond et concevoir des choses très décevantes.
  • De même, si le client ne vous a donné aucune information sur ses désirs, il lui sera facile de tout critiquer, et ne rien accepter de vos propositions. L’irrationnel prendra le dessus puisque vous n’aurez aucun argument à lui opposer.

Il est donc important de se prémunir en récoltant en maximum d’informations sur les souhaits du client : en fin d’audit, vous pourrez même dresser une liste de critères en accord avec votre client.

Prochain article : le questionnaire type